Covid-19 (fiche synthétique pour les nuls – NON OFFICIELLE -)

Nous sommes le 19 mars 2020 et le monde traverse une crise sanitaire très importante depuis plusieurs semaines. En effet, un virus, appelé Covid-19 (de la famille des coronavirus), court de pays en pays et se propage partout sur la planète, emportant sur son chemin des milliers de vies… On parle aujourd’hui de pandémie.

Qu’est-ce que le Covid-19 ?

Ce virus provoque des infections respiratoires chez l’homme et l’animal qui peuvent aller du simple rhum au syndrome respiratoire aigu sévère. Il touche principalement les jeunes enfants, les personnes à la santé fragile et les personnes agées.

L’EVOLUTION DU VIRUS.

Dans le monde.

Fin décembre 2019, le virus apparaît en Chine, dans la région de Wuhan. Plusieurs cas de pneumonie sont détectés et alertent l’Organisation Mondiale de Santé (OMS).

Le 07 janvier 2020, les autorités chinoises ont confirmé qu’il s’agissait d’un virus de la famille des Coronavirus alors inconnu.

Le 25 janvier 2020, la propagation du virus en Chine est grave. Le pays (ayant déjà mis en quarantaine 3 villes du pays, soit 18 millions de personnes) compte plus de 50000 cas infectés par le virus. A cette date, près de 3000 décès sont recensés. Le président décide d’élargir la zone de confinement à 59 millions de personnes, fermant les lieux publics, les aéroports, gares, autoroutes… : une mesure inédite au niveau mondial mais qui a pour nécessité de « contenir au mieux » la propagation du virus.

Profitant de la mondialisation des échanges et des déplacements (commerciaux et privés), il n’a fallu que quelques jours pour que le virus soit détecté hors de Chine.

Le 2 février 2020, le 1er décès hors de la Chine a été confirmé aux Philippines.

Depuis, chaque jour, de plus en plus de pays déclarent des cas de contamination.

Le 11 mars 2020, l’OMS déclare qu’il s’agit dorénavant d’une pandémie.
Avec la propagation fulgurante de l’épidémie, la plupart des pays ferment leurs frontières, dont les Etats-Unis. Les gouvernements imposent des quarantaines à des milliers de touristes « pris au piège ».
En outre, la moitié des scolaires/ étudiants sont privés d’école dans le monde entier.

Mi mars 2020. Avec plus de 24000 cas et plus de 1800 décès, l’Italie prend une mesure inédite en instaurant une zone de quarantaine sur tout le pays : 60 millions d’italiens sont confinés chez eux. L’Italie compte le taux de mortalité le plus élevé avec près de 8% dû aux mesures drastiques prisent trop tardivement et des hôpitaux surchargés qui ne peuvent pas soignés tous les patients.

En France.

La France a été l’un des premiers pays d’Europe contaminé par le virus.
Contrairement à d’autres pays, le gouvernement français s’est montré au début de l’épidémie très rassurant, voir « inconscient » : « le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul », « le risque de propagation du virus est très faible. » sont les propos de la ministre de la santé A.Buzyn.

Le 26 janvier 2020, une équipe médicale est mise en place à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle pour prendre en charge des cas suspects mais pas de contrôle systématique.

Le 30 janvier, le 1er cas infecté est détecté sur le sol français mais le gouvernement ne prend pas la juste mesure du risque épidémique.

Le 29 février, le gouvernement interdit les rassemblements de plus de 5000 personnes.

Le 1er mars, la plupart des évènements sont annulés ou reportés. Des musées sont fermés.

Le 3 mars, le France passe en stade 2 de la gestion du virus. Ce stade est caractérisé par « l’apparition de cas secondaires et l’existence de quelques regroupements de cas répartis sur le territoire ». La population est informée mais aucunes mesures n’est prises.

Le jeudi 12 mars 2020. D’un jour à l’autre, Le président annonce que tous les établissements scolaires seront fermés dès le lundi suivant, provoquant un branle-bas de combat dans tous les foyers.

En quelques heures, le virus se propage sur l’ensemble du territoire et le nombre de personnes contaminées augmente à une vitesse fulgurante. Le taux de mortalité chez les cas infectés sont plus importants.
Après la colère et l’incompréhension, l’inquiétude et le doute survient.

Le samedi 14 mars 2020, la France passe au niveau 3 de la crise sanitaire. Edouard Philippe, le 1er ministre annonce des mesures plus restrictives. Il invite les citoyens français à limiter les déplacements inutiles et ordonne à tous les commerces et lieux publiques « non indispensables » de fermer temporairement leur établissement (restaurants, bars, hôtels, cinéma…).
Cette mesure drastique fait l’effet d’un véritable tsunami et provoque chez la population une panique incontrôlable.

Par exemple, alors qu’aucune pénurie alimentaire n’est envisagée, les supermarchés sont dévalisés alors que ce sont les seuls commerces autorisés à fonctionner normalement.

A partir du mardi 17 mars 2020, 12h, le gouvernement ordonne le confinement à la population. Tous les résidents français doivent rester chez eux. A ce stade de l’épidémie, nous devons limiter les déplacements et comprendre la gravité de la situation. « Nous sommes en guerre » déclare à plusieurs reprises Mr Macron dans son discours.
En outre, il est encore possible d’aller travailler, de faire du sport (individuel), de se rendre au supermarché (seul) ou d’aller promener son chien. Ce confinement, jugé insuffisant par les professionnels de santé, devrait durer 15 jours.

Aujourd’hui, le 19 mars 2020, l’heure est grave. Après la Chine puis l’Italie, la situation sanitaire en France est en zone d’extrême urgence avec plusieurs centaines de cas contaminés sur le territoire. Plusieurs dizaines de décès sont recensés en France et le taux de contamination évolue jour après jour. Les hôpitaux équipés commencent à être engorgés alors que pic de l’épidémie n’est, selon l’OMS, pas encore atteint.

Les prévisions selon l’OMS

Si le taux de mortalité reste faible (de 1% à 3%), il est tout de même 10 fois supérieur à celui de la grippe saisonnière (0,3%) et correspond au chiffre de la grippe Espagnole (en fait d’origine nord américaine) qui avait fait bien plus de décès que la Grande Guerre en l’espace de 6 mois seulement. D’où l’inquiétude des gouvernements et des chercheurs.

La grippe de 1918, dite « grippe espagnole » est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse de la grippe qui s’est propagée en pandémie entre 1918 et 1919. Selon les estimations, elle aurait tué entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde.

« Le principal problème est la période durant laquelle un individu est infecté mais ne montre aucun symptôme. » s’inquiète le professeur Gabriel Leung de l’université de Hong Kong. Il craint que le virus contamine entre 60 et 80% de la population mondiale si l’épidémie n’est pas contrôlée (ce qui est loin d’être le cas).
Heureusement, il est très probable que beaucoup de personnes souffrent de la maladie sous une forme bénigne. Toutefois, si l’on considère un taux de mortalité le plus bas, soit 1%, ce coronavirus pourrait donc potentiellement tuer entre 30 et 50 millions de personnes (la plupart étant déjà atteinte de problèmes chroniques ou des personnes agées).
Le modèle le plus optimiste, selon des chercheurs australiens, seraient 15 millions de morts.

Pour information, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), au 19 mars 2020, plus de 213000 cas ont été confirmés et presque 9000 décès ont été recensé à travers le monde, soit un taux de mortalité de 4% à ce jour (données officielles). Sachant que ces données sont sous-évaluées car les tests sont très insuffisants et non systématiques, toujours selon l’OMS.
Selon l’OMS, nous sommes dans la phase ascendante de la pandémie. A ce jour, elle n’a pas atteint son pic de croissance et continue de se propager à une vitesse fulgurante à travers le monde, touchant des pays qui ne seront absolument pas en mesure de faire face au virus, laissant des populations entières dans l’incapacité de se soigner.

Aujourd’hui, il est très important de rappeler l’état d’urgence sanitaire à l’échelle mondiale et de prendre la juste mesure du risque de l’épidémie. Aujourd’hui, tous les gouvernements sont invités à instaurer des mesures drastiques pour contenir au mieux la propagation du virus.


SOURCES :

  • Pasteur.fr
  • Notre-planete.info

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