Prise de conscience: j’ai trop d’idées mais y’a pas d’urgence!

J’ai trop d’idées…

Aujourd’hui je viens de prendre conscience de quelque chose de fondamental pour mon équilibre.

Depuis que je suis en âge légal de travailler, j’ai exercé plusieurs métiers.

Je n’ai jamais pensé que cette instabilité professionnelle était un signe d’incapacité à m’adapter à un seul métier, quel qu’il soit (ou lié à une instabilité tout court d’ailleurs).

J’ai même fais des études de décoratrice d’intérieur et j’ai obtenu mon diplôme. Une activité que j’apprécie toujours autant aujourd’hui mais que j’exerce pour le plaisir. Pour l’instant.

Je n’ai jamais eu honte de mon parcours professionnel, j’aime parler de mes expériences pro et je dois même avouer que, jusqu’à maintenant, mon CV représente un avantage.

En revanche je n’ai jamais été attirée par l’idée de mener une grande carrière. J’ai toujours été curieuse, je me suis toujours intéressée a beaucoup de choses. J’ai toujours eu besoin de bouger, d’apprendre, d’explorer (et pas uniquement le monde et ses différentes cultures). Alors, au fil des années, j’ai continué…

Pourtant, après toutes ces expériences professionnelles réussies en France et à l’étranger et avec le recul des années (l’horloge tourne !), j’ai peu à peu ressenti l’angoisse de me retrouver un jour bloquée dans cette spirale infernale d’une curiosité sans limite. Je commence à me dire que je pourrais peut-être utiliser mon sens créatif et ma quête d’innovation autrement.

Mon esprit a fait son p’tit bout de chemin sur la question pendant quelques mois…

Et là boum ! J’ai des idées plein la tête ! Tout s’enflamme, ça part dans tous les sens ! Je réalise que je souhaite d’un coup accomplir tout ce que je n’ai pas réussi à faire ces quelques dernières années.

J’ai donc quitté l’Australie il y a 6 mois avec un projet de reconversion professionnelle en tête !

Comme un déclic, une évidence. Comme si je réveillais un monstre : une ambition !

J’ai l’impression -enfin- d’avoir trouvé ma voie professionnelle, celle qui me fera me projeter dans la vie, celle qui me réalisera, qui m’épanouira et qui me rendra fière de moi.

Je vais créer mon job de rêve !

Avant de rentrer en France (pour en repartir assez vite très probablement!), je m’autorise un trip de 2 mois en Asie (Philippines, Indonésie et Malaisie). Parce que c’était essentiel pour moi de prendre du temps avant de me lancer. J’avais besoin de réfléchir, seule, à la viabilité de ce nouveau projet avant de retrouver ma famille et mes amis en France ! Etablir un plan d’action, prendre des décisions, commencer à organiser mes idées… Bref, une parenthèse nécessaire.

Une fois en France, en moins de temps qu’il n’en faut, me voilà sur 10 idées différentes. (Je dois admettre, au passage, qu’avoir un projet cela rend le retour plus facile mais j’en reparlerai dans un autre article).

Je ressens comme un genre de tornade créative, sans vraiment trop savoir comment m’y prendre, ni par où commencer.

D’abord j’essaie d’être méthodique : j’organise mes idées, je clarifie, je programme, je priorise… La moindre idée, le moindre contact, la moindre conférence à laquelle je veux assister, les formations intéressantes, les rencontres avec des professionnels, les échanges avec des potentiels collaborateurs…

Pendant plus de deux mois, je suis disciplinée et concentrée, focalisée à 100% sur ce projet.

La création de ce site avec tout ce que cela comprend (le contenu, le design, le marketing, …) me prend un temps fou (merci le perfectionnisme aigüe! ^^) mais il finit enfin par voir le jour!

Puis, plus les idées fusent, plus je me disperse. Je pars à droite, puis à gauche.

Je perds le contrôle, je m’éparpille dans ma prise d’informations (et je suis fatiguée par cette recherche sans fin). Mon esprit se met à surchauffer, mes heures de sommeil réduisent, mon corps se crispe, et me voilà en train de voyager dans ma tête dans tous les sens…

Ceci devenant vite incontrôlable, je me fais littéralement avaler.

Et je ne produis rien si ce n’est que rédiger quelques articles tips racontant mes dernières aventures sur mon blog personnel et « prendre soin » de mon nouveau bébé – ce site – ce qui est déjà, en soi, un énorme travail (mais personne ne le voit^^)! J’ai l’impression de brasser du vent…

En ce moment, après 6 mois depuis mon retour en France, j’ai toujours la tête pleine d’idées et des projets que j’ai envie de lancer (comme faire les montages de tous mes films de voyage pour ma chaîne Youtube, réaliser des interviews en podcast, proposer mes conseils voyage, collaborer avec des associations, assister encore à des conférences pour me perfectionner… etc…).

C’est positif vous me direz !

Mais aujourd’hui, je suis confrontée à un nouveau problème : c’est que J’AI TROP D’IDEES !! Beaucoup plus que ce que les 24heures de mes journées me permettent de réaliser ! Et en plus, j’ai dû reprendre le travail…

Et voilà ! La, j’ai l’impression de tomber dans le piège de ces personnes qui disent « je vais faire ça », « je vais lancer ça » etc… et qui ne font jamais rien.

Frustrant. Déstabilisant. Déprimant.

J’ai l’impression de ne pas m’investir pleinement vers cette voie, je me sens effrayée par cette multitude d’idées. Je suis parfois dépassée, démotivée par ce trop plein.

Bref, mon débordement d’idées joue en ma défaveur puisque je n’ai toujours pas démarré efficacement mon processus pour changer de cap. Autrement dit, je stagne…

Et puis soudain, j’ai réalisé que, le risque quand on a trop d’idées, c’est qu’elles ne se concrétisent jamais !

Parce qu’en sautant d’une idée à une autre, happé continuellement par l’excitation éphémère de l’inconnu et de la nouveauté, c’est partir dans tous les sens sans jamais vraiment aller au bout des choses.

Et on n’arrive à rien de cette façon.

Alors, aujourd’hui, après des nuits d’insomnie et quelques semaines infertiles, je me dis que le seul moyen de donner vie à cette belle activité mentale (car j’y tiens quand même à mes idées !), c’est d’établir un plan.

On est dimanche, je suis chez moi, en train d’essayer d’y voir plus clair sur ma vie, mes projets…

… et là je prends conscience du sentiment qui me fait perdre la tête : le sentiment d’urgence !

L’urgence, le stress, la pression… Des éléments qui font partie du lot quotidien, des éléments qui semblent parfois insurmontables, et qui peuvent nuire à la santé, comme à la productivité. Pourtant, en appliquant certains principes et en adoptant des comportements adaptés, on peut apprendre à mieux gérer l’urgence. Bruno Lefebvre, psychologue, Consultant AlterAlliance, spécialisé dans le coaching individuel, livre cinq conseils à suivre pour combattre la pression. CLIQUEZ ICI pour les connaître.

Ne pas se laisser submerger par la pression de l’urgence est un travail sur soi, qui demande des efforts. Dégager du temps, dépasser ses peurs ou ses inhibitions, changer de rythme, apprendre à travailler autrement ne sont pas non plus choses faciles. Or l’urgence prend souvent racine dans l’habitude routinière, dans le fait d’éviter plutôt que d’affronter. “Il faut oser se demander quelles sont les conséquences négatives d’une situation donnée, explique Bruno Lefebvre. C’est le meilleur moyen de trouver la force d’y réagir, de lutter contre l’urgence permanente.”

Je me pose cette question qui agit à l’intérieur de moi : qu’est-ce qui est vraiment urgent là maintenant?

Qu’est-ce qui est si urgent pour me mettre dans un tel état depuis des semaines?

Et je prends conscience que la seule chose vraiment urgente, là maintenant, c’est de prendre conscience qu’en réalité…  il n’y a pas d’urgence.

Il n’y a rien de vraiment urgent, là maintenant !

Cette prise de conscience m’équilibre et me fait tranquillement retrouver ma lucidité.

Je vais prendre l’air et je respire un bon coup : j’ai la chance d’avoir la tête qui débordent d’idées.

Mais rien qui ne soit suffisamment urgent pour me faire perdre mon équilibre, et potentiellement me faire perdre toute la confiance que j’ai en moi et en ce projet.

Oui j’ai plein d’idées, plein d’envies, plein de projets…

J’ai compris que pour prendre forme, une idée a besoin de 3 éléments : de l’attention, du travail et du TEMPS.

Si je continue à travailler en mode « deep work » (100% focus sur mon idée) mais que je ne le fais qu’une heure ou deux par jour, eh bien ce n’est pas si grave ! Mon projet se concrétisera quand même un jour ! Il faudra certainement plus de temps mais le plus important est de ne pas abandonner et de travailler avec attention sur une seule idée à la fois !

Pendant une formation, j’ai appris qu’il fallait refuser de passer à autre chose tant que la 1ère n’a pas abouti. Je vais m’efforcer de procédé comme cela.

« Cela ne se fera pas en un jour, mais un jour ça se fera ! »

Et puis, comme le disait T. Roosevelt “Dans les moments décisifs, la meilleure chose qu’on peut faire, c’est de prendre la bonne décision; en second lieu, c’est de prendre la mauvaise décision et la pire chose, c’est de ne rien faire”…

Et puis, comme d’habitude, je décide d’écrire ces quelques lignes, et cela me suffit.

J’ai un début de mieux-être. 😀

Et vous, vous faites comment quand vous êtes dépassé par le flux d’informations et d’émotions ? Partagez vos astuces !

Ali.

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